Je disais dans l’article précédent que les lives de suivi des dernières sessions du programme Mission Originelle ont été d’une puissance extraordinaire.
Ils m’ont aussi appris énormément car grâce au partage des participants, j’ai pu vraiment me rendre compte que nos blessures s’insinuaient absolument partout.
Cela a confirmé mon intuition que nous portons tous et toutes les 5 blessures même si certaines évidemment sont plus prégnantes dans nos comportements selon notre fonctionnement interne.
Je me suis rendu compte que l’analyse de ces blessures était bien plus subtile que je ne l’avais imaginée.
Un exemple ?
J’avais trouvé assez peu de documentation sur la blessure d’humiliation et ses conséquences.
Je me suis rendu compte à travers les partages des participants et participantes que la blessure d’humiliation concernait tous les types de transgression du corps physique et de l’espace personnel.
Bien sûr, la blessure d’humiliation peut débuter suite à un viol ou à une moquerie récurrente au moment du passage à la propreté de l’enfant mais la blessure d’humiliation peut également intervenir en cas de d’intervention chirurgicale par exemple, si les personnes impliquées ne sont pas suffisamment sensibles ou ne respectent pas le consentement du patient.
La blessure d’humiliation touche à tous les conflits de territoires. Elle peut s’activer ou se réactiver en cas de violence physique, de viol conjugal, de viol « gentil » mais aussi de violences psychologiques, qui peuvent être tout aussi dévastatrices.
Et cela rejaillit ensuite sur tous les domaines de notre vie. Une participante m’a raconté par exemple, que quand elle était enfant, elle avait de nombreux frères et sœurs qui lui prenaient tout le temps ses affaires.
Là encore, cela venait réactiver sa blessure d’humiliation car son territoire et ses limites n’étaient pas respectées.
Elle était en sur-réaction émotionnelle et avait par conséquent de grosses difficultés à prêter ses affaires ou même de l’argent dans sa vie présente.
Si elle avait eu un autre fonctionnement interne, elle aurait pu, au contraire, en réaction à sa blessure d’humiliation, avoir tendance à trop donner aux autres et à ne plus percevoir ni nourrir ses besoins personnels.
Je vous parle ici de la blessure d’humiliation et des compréhensions qui me sont apparues pendant ces lives de suivi mais il y en a eu tellement d’autres à propos de toutes les blessures.
C’est absolument fascinant. Et ça nous ouvre de nouvelles perspectives d’espoir et de guérison.
Je suis absolument subjuguée par les résultats concrets qu’ont obtenus les participants au programme.
C’est tellement magnifique.
Je constate aussi tous ces résultats sur moi-même…
J’ai tellement changé pendant ces quelques mois, je me suis tellement adoucie.
Une renaissance…
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Aujourd’hui j’avais juste envie de te partager à quel point ça a été fascinant et passionnant d’accompagner les participants du programme Mission Originelle dans sa première partie.
Cette 1e étape, qui s’appellait Envol et maintenant Méamorphose, a été effectuée une première fois par plus de 1000 participants. Elle a pour objectif de nous permettre de pacifier nos blessures émotionnelles d’enfance plus profondément que nous ne l’avons jamais fait.
Les articles que j’ai mis dans ce blog précédemment et qui définissaient les blessures et les saboteurs internes étaient le fruit d’une année de recherche intensive à ce sujet.
Pendant les derniers 6 mois, j’ai accompagné tous ces participants dans la pacification de leurs blessures, à raison de plusieurs sessions collectives live par mois.
Ces lives de suivi ont été d’une puissance extraordinaire, à plusieurs niveaux.
Tout d’abord, les participants ont pu constater à quel point ils traversaient tous les mêmes problématiques sous des formes à peine différentes.
C’est très touchant lorsqu’on se rend compte qu’on n’est pas seul.e finalement et qu’à nous tous et toutes dans cette communauté, on forme comme une sorte de grand organisme vivant qui évolue grâce au développement de chacune de ses parties.
Les personnes qui avaient le courage d’oser se livrer devant l’entièreté du groupe découvraient finalement que ce n’était pas si dur car elles étaient enveloppées par toute l’empathie des autres participants.
Et ceux et celles qui écoutaient retiraient de cet échange parfois un aussi grand bénéfice que les personnes qui parlaient.
C’était très puissant.
Ce que j’ai trouvé aussi extraordinaire, c’est la façon dont ma capacité de claire connaissance a évolué au fil du temps durant ces derniers mois.
La réactivation de nos supers pouvoirs fondamentaux est le sujet principal de la 2e étape du programme Mission Originelle.
Plus nous pacifions nos blessures émotionnelles d’enfance et plus nous avons accès à ces super-pouvoirs. Et j’ai pu le constater très concrètement sur moi puisqu’au fur et à mesure que j’avançais moi aussi dans la pacification de mes blessures, je me suis rendue compte que les réponses que je donnais aux participants pendant les lives contenaient des éléments qui provenaient directement d’un champ informationnel auquel mon mental n’avait pas accès.
J’ai donné des réponses que je ne connaissais pas avant de les donner. Incroyable non ? L’information me venait de façon de plus en plus fluide et naturelle, sans que j’y réfléchisse. La claire connaissance est l’un de nos super pouvoirs fondamentaux et elle se cache juste derrière nos blessures…
Ça vous tente ?
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Notre sensibilité a été heurtée et la blessure de rejet s’est activée en nous, de façon plus ou moins importante, selon les expériences que nous avons vécues.
Nous nous sommes sentis rejetés par nos parents et, parce que nous les considérions à ce moment-là comme des dieux, nous avons pensé que nous étions responsables et fautifs, et avons émis alors nos premiers jugements contre nous-mêmes.
En nous promettant inconsciemment de nous corriger, nous pensions pouvoir correspondre aux attentes de ce monde et recevoir de l’amour de nos proches, tout en nourrissant ce besoin d’amour qui existe en chacun de nous.
Nous avons tous soif d’amour, et enfant, nous pensions qu’en étant plus sages, plus, plus gentils, plus serviables ou en ayant de meilleures notes à l’école, nous serions nourris de cette affection en échange.
Les stratégies adoptées par notre ego pour obtenir plus d’amour ne fonctionnent pas, car le problème ne provient pas de nous, mais de la fermeture des cœurs des êtres humains, qui les empêche de percevoir la réalité à la norme.
Pour résoudre cela, nous devons changer de niveau et prendre de la hauteur pour nous relier à notre personnalité fondamentale. Enfant, nous avons voulu montrer ce chemin aux adultes.
La plupart des adultes ne s’en souviennent plus et nous, nous avons cru qu’ils étaient dans la vérité parce que nous les aimions. Nous nous sommes alors jugés inadéquats, non adaptés, pas assez ceci ou trop cela.
Et ces jugements contre nous-mêmes se sont ensuite perpétués pendant des dizaines d’années.
Nous devons prendre conscience que tous les jugements que nous portons sur nous-mêmes aujourd’hui découlent de ce manque d’amour, d’une interprétation erronée de la réalité lorsque nous étions petits, et même avant de naître, si nous ne nous sommes pas sentis accueillis.
Porter cette culpabilité et ces jugements envers nous est difficile, alors nous jugeons les autres, pour nous sentir moins lourds. Nous jugeons les autres parce que notre besoin d’amour, de reconnaissance, d’appréciation, de respect, n’ont pas été et ne sont pas nourris profondément.
Mais il n’est pas trop tard.
Nous naissons toutes et tous avec un certain nombre de qualités fondamentales et elles sont toujours là en nous. Il nous suffit de les reconnaître et de les réactiver.
Ces qualités sont celles de notre personnalité fondamentale qui est restée intacte, qui nous attend, et nous pouvons la sentir juste derrière notre personnalité conditionnée.
Nous avons déjà perçu ces qualités durant notre enfance.
Nous allons nous y reconnecter ensemble maintenant. Et les remettre au premier plan dans notre vie. Préparons-nous, posons l’intention de ressentir profondément chacune de ces qualités et de les réactiver pour qu’elles soient facilement disponibles lorsque nous en aurons besoin dans notre vie de tous les jours.
Tout d’abord, il y a la présence. La présence à ce qui est, à notre environnement, à notre entourage. La pleine conscience de notre corps, de nos pensées, de nos paroles et de nos actions. Être présent à ce qui se vit en nous et autour de nous, à chaque instant.
Tandis que vous vous concentrez sur la zone de votre cœur, ressentez cette présence à vous-même et à ce qui vous entoure, de plus en plus profondément.
Lorsque nous percevons la vie à partir de cet endroit, nous retrouvons cette ouverture totale au monde car nous savons que rien ne peut nous toucher en profondeur. La surface peut bouger un peu mais nous avons une stabilité que rien ne peut ébranler réellement. A cet endroit, il n’y a plus de peurs.
Et puis, il y a l’intégrité.
L’intégrité, c’est sentir intuitivement et de manière parfaitement claire ce qui est juste et bon pour nous et savoir dire non quand ce n’est pas le cas. C’est aussi oser dire oui dans certaines situations. Être intègre, c’est toujours choisir la vérité même si elle ne nous arrange pas en apparence.
Être intègre, c’est nous respecter et respecter l’autre en osant être qui on est.
L’intégrité va de pair avec la responsabilité.
Je deviens responsable de mes choix et je mets au placard la culpabilité. J’avance, je fais des expériences, je prends des décisions, j’en assume les conséquences et j’apprends de mes erreurs.
Depuis notre enfance, nous avons pensé que c’était un problème de faire des erreurs et que cela faisait de nous des êtres inadéquats. Nous avons assimilé le fait de commettre des erreurs au fait d’être privés d’amour, à cause du concept de la punition.
La vie est un jeu d’essais et d’expériences.
Lorsqu’un enfant apprend à marcher et qu’il tombe, auriez-vous l’idée de le punir ?
Non, il apprend.
La vie sur terre est un perpétuel apprentissage. Nous apprenons à devenir des humains conscients. Nous apprenons à vivre de mieux en mieux, tous les jours.
Et pour cela, nous faisons des expériences.
Le problème n’est pas de commettre des erreurs, il serait plutôt d’arrêter d’expérimenter, par peur d’en faire, ou bien de nous reprocher nos erreurs au lieu d’en prendre la responsabilité pour faire mieux la fois suivante.
Inconsciemment, nous avons tellement intégré que l’erreur était un problème que nous cachons nos erreurs, à nous-mêmes ou aux autres, pour préserver notre crédibilité, si chère à notre ego.
Pouvons-nous maintenant nous connecter à l’intégrité de l’enfant qui, avant d’être blessé, dit naturellement ce qu’il pense et ce qui est juste ou non pour lui ?
Est-ce que nous pouvons accepter nos erreurs avec intégrité et bienveillance, les accueillir et en prendre la pleine responsabilité ?
Je vous invite à inspirer cette intégrité par la zone de votre cœur et à la diffuser à l’expir dans toutes vos cellules.
Passons maintenant à une autre qualité fondamentale qui est l’amour. L’amour, c’est le moteur, c’est l’élan naturel qui nous transporte vers les autres et nous fait avancer dans la vie.
Reliez-vous à cet amour inconditionnel de l’enfant. Vous avez pu le ressentir tout petit déjà, vous pouvez aussi le ressentir dans les images à l’écran. Vous pouvez aussi vous connecter au chien. Le chien est dans l’amour inconditionnel pour son maître.
En nous reliant à cet amour, nous pouvons déplacer des montagnes. C’est le carburant qui propulse toutes nos actions les plus porteuses de sens.
Lorsque nous agissons avec amour, nous sommes transportés et tout s’accélère et se fluidifie. L’amour rend toute chose plus simple. Et c’est parce que souvent, dans ce monde, nous pensons manquer de ce carburant que nous sommes prêts à tout pour en obtenir.
Nous devenons des mendiants de l’amour.
Mais là encore, cette croyance vient d’une interprétation erronée de la réalité lorsque nous étions enfant.
Si nous avions intégré qu’il nous fallait être sages pour obtenir de l’amour, alors nous pensions que seuls les autres pouvaient nous l’apporter. Avoir droit à l’amour dépend donc directement de notre capacité à plaire aux autres et à faire ce qui est demandé correctement.
La vérité c’est que l’amour est partout et, en premier lieu, à l’intérieur de nous, et que nous pouvons nourrir notre besoin d’amour par nous-mêmes, sans dépendre des autres.
Partager cet amour est alors comme un bonus, c’est la cerise sur le gâteau.
C’est à la fois merveilleux mais primordial de ne plus en dépendre.
Vous pouvez vous relier à l’amour en vous, même si votre cœur est encore un peu fermé pour le moment. Vous pouvez vous relier à l’amour à travers une image, un souvenir, une plante, un coucher de soleil, un animal, une musique et votre cœur va s’ouvrir progressivement.
Et ce sera alors un délice de partager cet amour avec les autres.
Je vous invite maintenant, par votre intention, à vous relier à cet amour fondamental qui est partout, en repensant à un moment d’amour fort que vous avez vécu, ou en vous aidant des images à l’écran. Vous pouvez aussi simplement, si vous le sentez, vous connecter à l’amour en vous car toutes vos cellules vous aiment et vous pouvez le sentir.
Inspirez cet amour maintenant en respirant par le cœur et diffusez-le en vous.
Sentez tout le groupe que nous formons et diffusez cet amour dans tout le groupe.
Ouvrez votre cœur à chaque inspiration.
Dans cet espace, nous sentons qu’il n’y a rien à juger. Jamais.
La vie est comme elle est et nous prenons la responsabilité de la rendre toujours meilleure en agissant avec présence, amour, intégrité et responsabilité.
Et si nous ne sommes pas toujours à la hauteur de nos espérances, rappelons-nous ce bébé qui fait ses premiers pas et qui tombe parfois.
Soyons indulgents et empathiques avec nous-mêmes, tout en étant dans l’action et l’amélioration perpétuelle.
Je vous invite maintenant à choisir une phrase de recentrage. Celle-ci va vous aider, lorsque vous vous jugez ou que vous jugez les autres, à vous reconnecter à votre personnalité fondamentale, à cet état de paix et d’amour pour comprendre la nature et l’origine du besoin et ainsi pouvoir le nourrir.
Cela peut être une phrase comme : « Nous faisons tous de notre mieux et notre mieux change en tout temps ». Tout simplement. Ou : « Il n’y a rien à juger, tout est expérience, quel est le cadeau qui se cache derrière cette expérience ? ».
Cette phrase est une ancre qui vous permettra de vous reconnecter plus facilement à l’état dans lequel vous vous trouvez actuellement.
Dites maintenant votre phrase à haute voix tout en respirant dans votre cœur et décidez consciemment que lorsque vous direz cette phrase, vous retrouverez cet état.
Et la prochaine fois que vous émettrez un jugement, soyez curieux, allez voir le besoin qui se cache derrière ce jugement ! »