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3 septembre 2025

La diffĂ©rence entre l’acceptation et la rĂ©signation

J’ai eu une conversation rĂ©cemment qui m’a vraiment interpellĂ©e.

Sur le groupe de partage WhatsApp (si vous n’ĂȘtes pas encore dessus, je vous invite Ă  nous rejoindre, clique ici : Groupe WhatsApp c’est un vĂ©ritable cocon oĂč je partage toutes mes prises de conscience et oĂč vous me partagez les vĂŽtres en retour), j’ai partagĂ© 3 messages successifs sur le thĂšme de la comprĂ©hension de l’acceptation profonde de ce qui est, grĂące aux Ă©vĂ©nements douloureux que nous vivons.

Trois exemples sur le deuil et l’acceptation

Premier exemple

Une personne vivait de nombreux deuils dans sa vie. Dans les accompagnements avec l’une de nos expertes trĂšs clairvoyante, on a dĂ©couvert que dans ses vies prĂ©cĂ©dentes, elle n’avait pas pu avoir d’enfant et avait Ă©tĂ© extrĂȘmement frustrĂ©e, rĂ©signĂ©e, dĂ©couragĂ©e, dĂ©sespĂ©rĂ©e. Elle n’avait pas pu accepter le fait de ne pas avoir d’enfant.

Dans cette vie-ci, elle vivait des deuils physiques (perte de personnes) pour comprendre Ă  un niveau plus Ă©levĂ© la notion d’acceptation de ce qui est. C’est une personne avec un niveau de conscience dĂ©jĂ  assez avancĂ©.

DeuxiĂšme exemple

Une femme qui, dans cette vie, n’arrive pas Ă  avoir d’enfant malgrĂ© tout ce qu’elle a entrepris. On a dĂ©couvert que dans une vie antĂ©rieure, elle avait tuĂ© ses enfants, et donc dans cette vie-lĂ  et dans d’autres vies, elle expiait sa faute en n’arrivant pas Ă  avoir d’enfant.

En travaillant sur cette mĂ©moire, il est possible qu’elle y arrive. L’apprentissage portait ici sur le fait d’accepter ce qu’on a fait dans d’autres vies, d’accepter que ce n’Ă©taient que des expĂ©riences et d’accepter de se pardonner.

TroisiĂšme exemple

Une personne qui m’a dit lors du bilan de son mentorat : « J’ai compris, j’ai compris profondĂ©ment que mes parents ne me doivent rien. » Cette phrase, cette comprĂ©hension, est absolument fondamentale.

La question de l’acceptation de ce que nous avons vĂ©cu enfant

À un niveau humain, nos parents doivent s’occuper de nous, prendre soin de nous et nous aimer tout en nourrissant nos besoins physiques, affectifs et Ă©motionnels. Malheureusement, ce n’est pas si souvent le cas.

Notre enfant intĂ©rieur blessĂ©, lui, a besoin d’accepter de reconnaĂźtre qu’il n’a pas Ă©tĂ© aimĂ© correctement pour se libĂ©rer de ses blessures Ă©motionnelles. Et pour cela, il a besoin de rencontrer sa colĂšre pour pouvoir la lĂącher dĂ©finitivement.

Mais Ă  un niveau de conscience supĂ©rieur, nous devons comprendre que le bien et le mal n’existent pas et que toutes les expĂ©riences, aussi terribles soient-elles du point de vue humain, sont juste des expĂ©riences pour nous permettre de comprendre des notions spirituelles.

Un exemple que chacun vit est celui de la parentalité et de la relation Parent-Enfant.

L’expĂ©rience de la parentalitĂ© n’attend pas de rĂ©sultat spĂ©cifique. Nos parents font l’expĂ©rience d’ĂȘtre nos parents, pas forcĂ©ment de bons parents. Le rĂ©sultat demandĂ© n’est pas « tu dois ĂȘtre un bon parent » mais  » faire l’expĂ©rience de la parentalité ».

Quand on rĂ©alise que nos parents ne sont que des acteurs dans la piĂšce de théùtre de notre vie, nous comprenons qu’à un niveau supĂ©rieur de conscience, il est aussi vain d’en vouloir Ă  nos parents que d’en vouloir aux acteurs d’un film au cinĂ©ma.

Cela me rappelle quand mon fils, Ă  l’ñge de 3 ans, me disait en regardant son dessin animĂ©, que le personnage Ă©tait mĂ©chant. Et que je lui rĂ©pondais que c’était juste un film


Pour autant, comme je l’ai dit, il est important que notre enfant blessĂ© passe par le stade de la colĂšre contre ses parents pour pouvoir libĂ©rer toutes les Ă©motions refoulĂ©es dans son inconscient depuis sa conception. C’est une partie primordiale du processus de pacification des blessures Ă©motionnelles.

L’Ă©chelle de Hawkins : Acceptation vs RĂ©signation

Parlons maintenant de la diffĂ©rence entre l’acceptation et la rĂ©signation


L’échelle de Hawkins : Acceptation vs RĂ©signation

Quand j’ai approfondi ce sujet, j’ai vu Ă  quel point la nuance entre acceptation et rĂ©signation change tout dans notre rapport Ă  la vie.

L’acceptation se situe Ă  un niveau de conscience Ă©levĂ©. Ce n’est pas quelque chose qu’on « dĂ©cide » avec la tĂȘte, c’est un Ă©tat intĂ©rieur. Elle s’accompagne d’un pardon rĂ©el, profond, qui ne passe pas par le mental mais par le cƓur. C’est un processus de transcendance : on sort progressivement de l’illusion de la vie terrestre pour comprendre que tout ce qui nous arrive n’est lĂ  que pour nous apprendre quelque chose.

ArrivĂ© lĂ , on ne cherche plus Ă  rĂ©ussir « contre » la vie, mais Ă  rĂ©ussir en comprenant, en expĂ©rimentant l’amour sous toutes ses formes. On sent que la vie circule Ă  travers nous, qu’elle nous soutient Ă  chaque instant. Nos pensĂ©es et nos croyances s’élĂšvent, et naturellement, ce que nous manifestons dans notre quotidien change.

La rĂ©signation, elle, appartient Ă  un autre plan de conscience, plus bas, teintĂ© d’apathie et de chagrin. Elle correspond Ă  la position de celui qui se sent victime, qui a l’impression de subir sa vie. Elle est trĂšs souvent reliĂ©e Ă  la blessure d’abandon. On se sent impuissant, dĂ©sespĂ©rĂ©, parfois mĂȘme Ă©crasĂ© par la dĂ©pression. Dans cet Ă©tat, la vie paraĂźt tragique, on croit en la fatalitĂ© et on se dit que « tout nous tombe dessus » sans raison.

La différence fondamentale est là :

  • Dans l’acceptation, on vit une comprĂ©hension profonde du fonctionnement du vivant. On entre dans la paix, dans la libertĂ© intĂ©rieure.
  • Dans la rĂ©signation, on reste prisonnier de l’ignorance de ce fonctionnement. On reste bloquĂ© dans la douleur et l’impuissance.

Et c’est souvent Ă  travers nos expĂ©riences les plus douloureuses que nous avons l’occasion de passer de l’un Ă  l’autre.

La vie nous met sans cesse face Ă  ce choix : rester dans la rĂ©signation ou entrer dans l’acceptation.

La femme qui vivait des deuils successifs n’était pas condamnĂ©e Ă  rĂ©pĂ©ter une souffrance sans fin : ses pertes Ă©taient en rĂ©alitĂ© des invitations Ă  s’élever dans une comprĂ©hension plus vaste. La femme qui ne parvenait pas Ă  avoir d’enfant n’était pas vouĂ©e Ă  se sentir punie Ă©ternellement : son histoire portait en elle la possibilitĂ© d’un pardon et d’une rĂ©conciliation avec ses expĂ©riences passĂ©es. Et cette phrase si forte — « mes parents ne me doivent rien » — illustre Ă  merveille le passage de la colĂšre Ă  l’acceptation profonde, oĂč l’on cesse de demander rĂ©paration Ă  nos parents pour reconnaĂźtre que tout n’était qu’expĂ©rience.

Chaque situation douloureuse de notre vie peut ĂȘtre vĂ©cue de deux maniĂšres : comme une tragĂ©die qui nous Ă©crase et nous enferme, ou comme une clĂ© de conscience qui nous ouvre Ă  plus grand que nous. Dans un cas, nous restons dans la rĂ©signation ; dans l’autre, nous goĂ»tons Ă  la puissance de l’acceptation.

Et si finalement, la véritable liberté était là : apprendre à voir dans nos épreuves non pas une condamnation, mais une initiation ?

Cela ne veut pas dire pour autant qu’on doive vivre cette initiation, cette pacification, seul.e.

Et si tu te donnais le droit d’ĂȘtre accompagnĂ©.e, soutenu.e, sur ce chemin?

Pour en parler de cƓur à cƓur, clique sur le lien ci-dessous pour prendre un rendez-vous avec nous.

Avec amour,

HélÚne.